mardi 9 octobre 2012


                                      Tes pas
S’éloignent des miens
Tu marches            si vite que je n’arrive pas à t’atteindre
Tu m’arraches,
Je suis essoufflée, mon cœur bas,
Essoufflée de te poursuivre,
Essoufflée de t’aimer,
Je respire difficilement,
Tu fuis         ta peur?
Je te suis,          de nos battements de cœurs
Tes           pas     son   rythmés,   ils s’accélèrent,
Comme une mélodie en crescendo !          
    Chaque son t’emporte,
                                         Chaque pas nous sépare,
Ça ressemble à une mélodie de danger, de mort.
Mélodie de ma mort, mélodie noire,
Noirceur de ma vie :
Souffrances, tortures, pleurs…
       Non.
Mélodie rouge, 
Rouge de mon sang,
Rouge qui crie ma douleur,
Rouge qui coule, 
rouge du saignement,
Saignement de mon cœur, 
saignement de mon encre
Liquides de vie qui se mélangent, qui se brouillent,
Rouges, noirs sur cette page blanche,
Page vierge qui souffre de ratures,
Blancheur qui se laisse  aux morsures,
Blanc de l’oubli,
Blanc du vide…





Feuille blanche comme la neige,
Neige tachetée de liquides,
Neige tachetée de sentiments,
Neige blanche, neige rouge,
Neige froide, neige chaude,
Neige qui me brûle l’âme et le cœur…

Tes
 Pas
 S’enfoncent
 Dans
 La terre,
Terre d’argile, terre profonde, terre mère
Tu l’agresses, tu la fais souffrir
Crois tu que tu marches sur du sable stérile ?
P    o    u     s   s   i    è   r   e de mon cœur sur ce sable,
Sable d’une mer,  un bleu d’azur,
Mer bleu,
Mer de profondeurs,
  de gouffres
 Et de solitudes…
Mer de sentiments…       noyades,                    terreurs,                                                            noirceurs…


Tes
Pas
 S’enfoncent
 Dans
Mon cœur,
Cœur rouge, cœur de sang…
J’ai mal, 
je préfère mourir…
Tes pas aggravent mes palpitations,
Je m’accélère,
Tu t’éloignes encore,
Je te rattrape, 
[Tu disparais…]

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